Les cours d’anglais, où l’Art de m’ennuyer

Chers lecteurs, chères lectrices,

voici un court article sur l’une de mes grandes tragédies du moment: les cours d’anglais. Les cours d’anglais que j’ai ce semestre n’ont pas pour objectif d’améliorer le niveau grammatical de la classe, mais de pratiquer l’anglais, plus précisément, à l’écrit. D’où son nom de « Anglais Rédactionnel ». Or le niveau de beaucoup d’étudiants dans ma classe est plus bas que le mien. Certains n’ont pas fait d’anglais depuis le lycée, et n’ont jamais eu l’occasion de le pratiquer dans leur vie extra-scolaire. Or moi, je suis bilingue. J’ai vécu plusieurs années aux États-Unis à un âge où l’on apprend à parler, à écrire et à lire. Apprendre le français et l’anglais en même aide énormément !

Donc ne rien faire pendant une heure et quarante-cinq minutes est fichtrement long. Enfin… « Rien », ce n’est pas rien, mais ça n’est pas grand-chose non-plus. J’admets que dire que je ne fais « rien » est un petit mensonge. Je fais des choses : j’aide mes amies en difficultés, j’écris de petites histoires (en anglais histoire de donner du sens à ce cours), je discute quand je le peux… mais jamais je ne participe. Non pas que je ne veux pas : j’en meurt d’envie ! Mais la professeure refuse de me laisser prendre la parole, et ce depuis le début du semestre.

Il est certain que mes camarades gagnent à participer plus. Si je prends tout le temps la parole : ou bien ils vont considérer qu’ils n’ont rien à faire, ou bien ils ne vont pas assez pratiquer pour obtenir un niveau suffisant pour être à l’aise à l’oral. Je comprends parfaitement la démarche de l’enseignante.

Mais d’un autre côté, si je me tourne les pouce pendant une heure quarante-cinq, comment suis-je censée trouver le l’intérêt à venir en cours ? Mon ennui est si intense que l’on pourrait presque le toucher. Ecouter n’est pas suffisant : le niveau n’est pas assez stimulant pour me garder éveiller. Je pourrais ne pas venir en cours, mais l’Université à décidé qu’il s’agissait d’un cours obligatoire.

Je me trouve donc dans une impasse. Je fais des erreurs de grammaire trop avancées pour être corrigées. Je parle trop bien pour être interrogée. Je comprends l’anglais parler avec beaucoup d’accent différent, ce qui rend les compréhensions orales ennuyeuse…

Les sujets choisis ne sont pas plus stimulants : les UK, le tourisme, le Brexit, les discours politiques. Joie, n’est-ce pas. Il ne manque plus que l’Inde et nous sommes de retour à l’école, au collège et au lycée !

Bref, je m’ennuie dans ce cours. Et ce n’est pas le premier. Je m’ennuyais déjà en cours d’anglais au lycée, au collège et en primaire. Comme je ne faisais rien, les professeurs n’avaient jamais remarqué que j’étais bilingue. Non pas que je faisais beaucoup de chose pour le leur faire remarquer : de la timidité couplée avec un désintérêt profond… le cocktail est monstrueux. Ce fut parce que mes professeurs ne voyaient pas mon niveau réel qu’ils réussirent à me faire croire pendant des années, que mon niveau était mauvais. Alors quand je suis retournée au États-Unis pour revoir des amis, et que je tenais des conversations entières et que je lisais avec aisance ; ce fut le choc. Que des anglophones me disent que mon niveau est bon était choquant. Pour avoir ce genre de compliment en France, il faut se lever si tôt que ce n’est même pas la peine d’aller se coucher. Sans oublier que la plupart des professeurs ont appris un anglais britannique ; et voulaient me forcer l’accent et le vocabulaire correspondant ; car mon anglais américain ne rencontrait pas leurs standings.

C’est en pensant à tout cela que je pense que la France gagnerait à envisager d’autres techniques d’enseignement. Peut-être pourrions-nous nous inspirer de d’autres systèmes ? Je ne suis pas une spécialiste sur la question, mais je sais et suis certaine que quelque chose peu être fait en faveur des élèves, et donc des enseignants.

Sur ce, passez une belle journée

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« Moi, Malala »

 

Chers Lecteurs, Chères Lectrices,

J’ai toujours détesté l’école. Me rendre en classe était difficile: je n’étais pas bonne élève et j’étais discrète. Je rêvais beaucoup car c’était la seule chose à laquelle j’étais douée. A cause de cela, les professeurs (de la primaire jusqu’à la fin du lycée), se détournaient de moi. Je n’étais pas assez bien pour mieux, même si leur réaction était involontaire. Et une élève qui n’a pas de bons résultats, qui est ignorée par les professeurs et donc qui n’arrive pas à s’exprimer; forcément cette élèves n’est pas populaires auprès des autres élèves. Les bandes d’amis m’étaient interdit, et quand j’en faisais partit, c’était l’Enfer.

Ce n’est que bien plus tard, une fois à l’université, que je découvris les bienfaits de l’apprentissage. J’insiste sur le mot apprentissage, car l’Université n’est pas une école. Les professeurs offrent plusieurs voies et c’est aux élèves de choisirent laquelle prendre. Cependant, toutes les filières ne sont pas: les profs d’un côté, les élèves de l’autre. Lors de ma réorientation (de l’Anthropologie aux Lettres appliquées), je découvris la bienveillance « des adultes », « des professeurs ». Ces professeurs de Lettres qui voient que quelque chose ne va pas, qui s’inquiètent et cherche des solutions pour aider l’élève. Cette aide est un trésors pour « une mauvaise élève qui l’a été toute sa vie. » Apprendre devient un plaisir, car les efforts trouvent de la reconnaissance ou en tout cas des conseilles constructifs qui élèvent la personne vers le haut.

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En lisant l’autobiographie de Malala Yousafzai, je n’ai pas pu m’empêcher de penser « cette fille a de la chance!« . Pourquoi? me diriez-vous. elle s’est faite attaquer par les talibans parce qu’elle à parler en faveur de l’éducation des filles -des enfants en général. Certes. Cela est tragique, mais elle a survécu et continu sa campagne. Pourquoi devrait-on s’attarder la-dessus? Je pense qu’elle à de la chance car elle à un goût particulier pour apprendre: elle aime apprendre, sa curiosité l’emmène vers le haut, sa Foi (en Dieu et en l’humanité) et sa famille la soutiennent dans son quotidien. Elle a des amis. Elle est douée à l’école. Elle encourage l’éducation car elle pense avec sincérité que l’école est en endroit fantastique. Tout cela, c’est une chance!

J’aime sa vision des choses. Si je pouvais remonter dans le temps, je le ferais, pour pouvoir essayer de goûter à cette école dont elle parle, cette école où on est en sécurité, mais aussi où l’on apprend et sécurise un avenir.

Je ne suis plus à l’école, et quand je repense à toute ses années où j’y est passé, je ne vois qu’une large perte de temps; où l’on s’était obstiné à détruire ma confiance en moi. Je regrette ces années, car j’aimerai les vivre autrement. Être plus optimiste, être plus motivées, essayées plus. Car j’avais abandonné l’école très tôt, même si j’étais toujours assise sur ses bancs jusqu’au baccalauréat.

Lisez « Moi, Malala » de Malala Yousafzai et Patricia McCormick. Vous y trouverez toutes sortes de sujets qui vous toucherons plus ou moins. Peut-être serez-vous comme moi et essayerez de voir vos années scolaire sous un autre angle. Peut-être trouverez-vous des convictions sur la condition féminine ou sur l’éducation des enfants; peut-être que cela confirmera de telles convictions.

Bref. Lisez! Prenez du courage, car j’en ai trouvé dans ces pages simplement écrites.

Sur ce, une belle journée à vous!

 

Mes phrases préférées:

« J’avais quinze ans, j’étais en troisième, et j’étais restée debout bien trop tard la veille, à étudier pour un examen. »

« Les talibans m’avaient tiré dessus pour essayer de me faire taire. Finalement, c’était le monde entier qui écoutait mon message dorénavant. »

« [J’avais écrit mon discours] pour que toute personne dans le monde puise du courage dans mes mots afin de défendre ses droits. »

The alien in the room…

Dear readers,

here is my first “alien”.

When I started this blog, I’ve decided to publish articles mostly in French, since it’s my mother tongue. However, I do enjoy using English. Allow me to present you my first article in English. Among the grammatical and spelling mistakes, you may find interesting things… or not.

For the readers who can read French, you might have come across an article I wrote about a month ago. Its subject is about my mental illness: the infamous depression. The World Health Organisation has recognized this illness, which describes the problem as such:

Depression is a common mental disorder, characterized by persistent sadness and a loss of interest in activities that you normally enjoy, accompanied by an inability to carry out daily activities, for at least two weeks.

In addition, people with depression normally have several of the following: a loss of energy; a change in appetite; sleeping more or less; anxiety; reduced concentration; indecisiveness; restlessness; feelings of worthlessness, guilt, or hopelessness; and thoughts of self-harm or suicide.”

Thankfully, it is treatable, but it is not easy. Modern medicine usually wants to put as much antidepressant medication in your body as much as possible; but the side effects are heavy. It’s expensive. And in a world were pollution is a big problem, I’m not sure ingesting pure chemicals tuly helps, on the long run. It is also recommended to go see a therapist, but finding one that suits your needs (not all of them have the same techniques, ethics or simply are good at their jobs) and who is not too expensive can be a challenge.

I am not done with my illness yet. I cannot tell you what works the best. What I do know is that some little things can help. For example: plants. In my family, we like to use herbals teas and essentials oils. Their effects are little and slow, but taking the time to prepare them also helps. I personally thinks it reminds me that I am taking care of myself. That is a good thing. Going out to buy the plants (or pick them in my mother’s garden) helps too. You can also see another advantage using plants: they bring with them vitamins and other oligo elements your body needs.

However, when I started to write, I had in mind a very specific subject. In it, plants are not involved. Not quite. Paper is made from trees after all.

The Name of the Wind

By Patrick Rothfuss

cover

I “met” Patrick Rothfuss while fighting a violent depressive crisis. I was watching Critical Role. For those who do not know what I am talking about, allow me to explain. Critical Role is a group of voice Actors who play Dungeons & Dragons, which is probably the best board game in the history of humanity… Or something like that anyway. You can watch or listen to them on youtube! Patrick Rothfuss was a guest and played an older blacksmith. My tears, at this moment, forbid me to see him; which means that I first heard the man. His voice made me pay a little more attention to what was going on.

After that, I got very curious about this man. He was apparently a writer. I never read anything from an American author, or at least one still alive and who writes imaginary literature. So I looked around and found one title: The Name of the Wind. I cannot tell you how much I wanted to read this book. But I found one tiny problem: I’m living in France, and this story is very specific. Also, I wanted to read it in English. It’s probably stupid to say such thing, but I wanted to read his words and hear him telling them to me. Anyway, I had trouble finding M.Rothfuss’ novel. At some point, I discovered a small bookshop who happened to sell the D&D books, among many board games, fantasy and Sci-Fi novels, little figurines, dices, paint and tools… Heavens, one might say. And among all those things, my objectif was right here, waiting for me. The very unusual –but very beautiful— cover pleasantly surprised me. It was a little more expensive than I anticipated; but I saved money for the occasion.

Oddly enough, I did not read the book right away. Was it the university or simply the daily life? Who knows? To this day, I only read the Author’s Note.

But let me tell you something. Reading it makes me feel better. Why? Because it has been months since I last read a book for myself? Because I really like the way M.Rothfuss writes? Because he speaks about my favorite game? Or perhaps it’s because he shows a way to write stories: finding a little inspiration in D&D… and while he’s at it, explaining how the book evolved through the years?

I feel better. It will not last long, but I am happy. Happy? Or perhaps relieved. Of what? Perhaps it is simply because I allowed myself to leave reality for five minutes while reading something written by someone I like. During those five minutes, I forgot about my troubles: university, work, my bad boyfriend, groceries, feeding myself, cleaning myself, doing activities, fighting boredom and tears. For five minutes, I could just enjoy myself… As I said, I did not finish the author’s not yet. What will the story bring?

I cannot wait to see! Until then, thank you, M.Rothfuss, for helping me without knowing.

Here it is, my dear readers. My very first “alien”. An article about a book tackling my depression for five minutes, in English.

What is it we say? “All small things counts”?

I quite agree.

Have a beautiful day (or evening)!

« Virus L.I.V.3, ou la Mort des Livres »

Chers Lecteurs, Chères Lectrices,

Les ordinateurs sont bien pratiques. Avec tout ce que l’on peut faire avec, il serait dommage de s’en passé. En ce moment (depuis un bout de temps devrais-je dire), il y a un débat sur la « mort du livre » ou de « la technologie tue le livre ». J’ai tendance, en tant que bibliothécaire, à ne pas être d’accord. La première de mes raisons est que nous avons besoin des ordinateurs, de la technologie et de la production de masse pour fabriquer nos livres. Cela vaut aussi bien pour les écrire que pour les imprimer, les monter, les stocker, les vendre, les emprunter, les critiquer, etc… Bien sûr, les livres eux-même parlent de ce sujet et pas uniquement dans les sphères scientifiques et journalistiques. En effet, quand j’étais encore à l’école, je tombais sur ce livre pour jeunes gens:

Virus L.I.V.3, ou la mort du Livre, de Christian GRENIER.

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Qu’est-ce que ce roman raconte? Dans un monde fictionnel, le Gouvernement tyrannique des Lettrés est mis en danger quand les Zappeurs, ces jeunes rebelles adeptes de l’image, se révoltent contre l’interdiction des écrans et la lecture obligatoire. Pour se faire, ils lâchent un virus qui « tue » le livre en effaçant les mots à mesure qu’ils sont lus. La jeune héroïne de cette histoire, Allis, lectrice sourde et muette, est envoyée par les Lettrés pour identifier l’origine de ce virus et mettre au point un antidote.

Cette histoire n’est pas une apologie de la fin des livres. Au contraire, il fait la promotion du livre papier et de son lien avec la technologie. La science « nouvelle » et la tradition littéraire sont, au final les deux faces d’une même pièce. Écrit dans une langue adaptée aux jeunes lecteurs, ce roman mélange la science-fiction avec un brin de romance et beaucoup d’idées sur le livre et la technologie sous toutes ses formes. Comme il s’agit d’un livre qui parle de livres, je me devais de le lire et de le relire. Je ne peux résister à ce genre de tentation. J’aime ce roman. L’histoire est simple et agréable à lire. Ce qui est appréciable aussi est l’imperfection des personnages. Allis est, comme annoncé un peu plus tôt, sourde et muette. d’autres personnages sont aveugles, bouffés par les regrets ou par le fanatisme. L’handicape et la manière d’en parler est très intéressant et pas aussi répandu qu’on ne pourrait le souhaiter.

Je recommande cet ouvrage à tous, jeunes et moins jeunes.

Passez une belle journée en ce début d’automne!

  • Mes phrases préférées:

« Ce virus était pire qu’une drogue. »

« Les premières pages, que j’avais déjà lues, étaient vierge. Mais mes souvenirs étaient si précis que le début du roman me revint aussitôt en mémoire […] »

  • Quelques détails pratiques:
    • Pages: 184
    • Edition: Hachette
    • Collection: Le Livre de Poche Jeunesse
    • Coût: 4,90 E

The Unforgiven

Chers lecteurs, chers lectrices,

Si je devais nommer une musique de mon enfance, The Unforgiven joué par le groupe Apocalyptica est définitivement le morceau auquel je pense. La jeune moi pouvait écouter cette musique en boucle pendant plusieurs heures sans jamais m’en lasser. Récemment, je suis retombée dedans!

J’espère que vous apprécierez autant que moi!

Passez une belle journée!

Ranger des livres

Chers Lecteurs, Chères Lectrices,

L’autre jour, un collègue m’a demandé pourquoi j’aime ranger les livre. Pour lui c’est très étrange. C’est vrai que le rangement vient avec plein d’inconvénient : poussière de la tête au pieds, de la crasse sur les mains, mal de dos, courbatures, oublis répétitifs de l’alphabet… Mes raisons sont simples.

Pour aimer ranger les livre dans une bibliothèque : il faut aimer les livres. Cette raison, à elle seule, est suffisante. Aimer un objet, c’est en prendre soin. Or, il n’est pas rare d’entendre un bibliothécaire dire « un livre mal ranger est un livre perdu ». Un livre perdu est un livre inutile. Cela met aussi les employés dans une position délicate quand un lecteur a repéré un ouvrage « disponible » sur le catalogue, alors qu’il n’est plus en rayon ; ou en tout cas là où il devrait être.  Aimer les livres –et donc les ranger—c’est aussi bien parce que j’aime ces objets, que je les respecte, mais aussi parce que je tiens au confort de ceux qui les utilise. Comme je travaille dans une bibliothèque universitaire, aucune lecture n’est mauvaise ; tous les livres sont susceptible d’être utiles aux recherches des étudiants, des professeurs, des chercheurs.

Mais mon amour pour les livres n’est pas l’unique raison de mon affection pour leur rangement. J’apprécie m’occuper du rayon des langues : les ouvrages sont toujours très colorés et de tailles multiples. C’est très agréable pour les yeux, cela change de l’apparence austère des ouvrages de Littérature. Mes rayons favoris sont définitivement ceux de l’Arabe et des langues asiatiques. L’avantage des beaux livres arabes, c’est que même si vous ne pouvez pas lire l’écriture, vous pouvez quand même bien les ranger : les tranches formes des dessins, il suffit de refaire le puzzle !

Comme tout, il y a des livres que je déteste ranger : le Droit, par exemple. D’une part, je n’ai pas d’affinité ni avec le « droit », le domaine de la justice, ni avec la politique. Même en essayant de m’y intéresser, les notions me passe d’une oreille à l’autre sans jamais rencontrer de neurones. Les sciences naturelles me font le même effet ; même si les corps humains –le squelette en particulier—parvient tout de même à s’accrocher un peu à ma mémoire. Un autre exemple de rayons que je n’apprécie guère : la musicologie. J’aime la musique et les partitions sont très belle à regarder (hélas, je n’ai pas appris la langue qu’est le solfège !). Mais ces livres sont simplement impossibles à ranger : ils se déforment, refusent obstinément de se tenir droits, sont trop fins pour voir les cotes correctement, il y en a qui glissent derrière leurs petits camarades… Bref, l’horreur ! Mais il faut le faire ! C’est un challenge et je refuse de perdre la moindre bataille face à l’adversité livresque !

Ranger aide aussi. Pour une personne comme moi, qui souffre quotidiennement de la Dépression, ranger est bénéfique. Cela met mes idées en ordre. Comme cela clarifie mon esprit, je me sens –étrangement—plus détendue. Cela me permet aussi de penser à des choses plus agréables, à faire des projets. L’autre jour, je m’étais dit que j’aimerai bien ouvrir un manuel pour apprendre quelques bases de l’arabe. Mon but n’est pas de devenir trilingue ! Mais l’idée que je puisse reconnaître, comme en chinois, quelques caractères… Ranger les livres remonte l’estime de soi, surtout si le travail est bien fait. Le responsable du reclassement est un homme un peu étrange, qui préfère un travail de qualité à la quantité. L’inquiétude d’avoir « raté quelque chose » m’est donc une sensation bien réelle, cependant je suis relativement confiante. Et puis si j’ai fait une erreur, je ferais mieux la prochaine fois. Bref, ranger m’aide à combattre ma dépression.

Voilà, en quelques mots, pourquoi j’aime ranger les livres. Comme je n’ai pas assez de place chez moi pour en avoir beaucoup, je m’occupe de ceux de l’université.

J’aime mon travail.

Je veux le faire aussi longtemps que mon corps me le permettra.

Aimez vos livres! (ou vos films, votre musiques, ou autre chose… ça marche aussi, je n’en doute pas.)

Passez une belle journée !

PS : la prochaine fois que j’irai travailler, je prendrai une photo de ces livres « puzzles » et l’ajouterai à cet article !

« La Mort du Roi Tsongor »

Chers Lecteurs, Chères Lectrices

J’aime l’Iliade. La Guerre de Troie racontée par Homère est l’une de ses histoires que je lis et relis jusqu’à ce que le livre soit trop abîmé pour être lisible. Ce récit a fait l’objet de nombreuse adaptation, en films, en théâtre et en bandes dessinées mais aussi en roman. Ces réécritures littéraires ne sont pas toujours bonnes, mais aujourd’hui j’ai un exemple de qualité à vous proposer.

« La Mort du Roi Tsongor » de Laurent Gaudé.

la mort du roi tsongor

Tsongor est un Roi. Tsongor est vieux. Tsongor est mourant. Quand il s’apprête à marier sa fille, un deuxième prétendant se présente et réclame la main de Samilia, qui lui avait promis, il y a très longtemps, d’être un jour son épouse. Forcément, la guerre éclate, la ville est assiégée pendant ce qu’il semble être une éternité.

Ce roman reçut le Prix Goncourt des Lycéens, mais ce n’était pas pour cela que j’avais voulu le lire. Ce livre se trouva dans mes mains un jour où, par ennui, je me rendis dans la librairie du quartier. Sur la table des livres de poche ce trouvait ce visage peint de blanc, à moitié cacher dans la végétation et qui me regardait avec attention. Je l’avoue, à partir du moment où j’ai vu les mots « antiquité », « Troie » et « Thèbe » dans le résumé, je n’ai pas eu besoin de chercher plus loin. Pourtant, cette fois-ci, j’eus l’envie d’en savoir un peu plus : lire quelques lignes, goûter au style d’écriture, envisager la trame de l’histoire avant de réellement me plonger dedans.

Je n’ai pas été déçu. En soi, ce n’est pas difficile de ne pas être déçu quand on ne s’attend à rien. Mais l’idée est là. J’ai acheté un livre que j’ai envie de relire, que j’ai envie de partager.

La Mort du Roi Tsongor fait partit de ces ouvrages qui ne sont pas difficiles à lire tant le style d’écriture est fluide. Hormis la longue liste des personnages, la complexité de l’histoire n’est pas un gros problème –selon moi. La narration est simple.

Je recommande donc ce livre, pour la beauté du texte, pour le divertissement qu’offre l’histoire, pour la rencontre avec les personnages bons comme mauvais.

En vous souhaitant une excellente lecture,

Passez une belle journée !

Mes phrases préférées:

« Kouame contempla la horde de ses amis qui revenaient du champ de bataille en laissant traîner leurs armes, leurs pieds et leurs pensées dans la poussière, il vit cette troupe hirsute d’hommes qui avaient cessé de vivre, de parler, de rire depuis longtemps. »

« Elle proférait sans cesse d’immondes injures contre ses ennemis et elle ne connaissait, au combat, ni mansuétude ni compassion. »